mardi 8 janvier 2013

Vision des sectes par rapport à la Loi

Déclaration des Droits de l'Homme
et du Citoyen
La Constitution

Le mot « secte » est apparu vers le XIIIe siècle et est rattaché à deux racines latines, l'une le désignant comme « suivre » et l'autre « couper ». Cela est plutôt réaliste car un individu, pour suivre un gourou, se coupe du monde.
Juridiquement parlant, il n'existe aucune définition du mot « secte ». En effet, dans la Constitution française, il est mentionné dans l'article 2 du 4 octobre 1958 que la France est un pays laïque qui « assure l'égalité devant la loi des citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion " et qu'elle " respecte toutes les croyances » ; l'Etat n'a donc pas le droit de définir une secte, une religion ou un mouvement religieux. Dans l'article 10 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, il est inscrit que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public institué par la loi ». L'Etat reste neutre et les croyances religieuses ne sont pas un fait public, ce qui explique son indifférence. Mais à ce jour il n'existe aucune loi interdisant la diffusion d'idéologie contraignante à l'exception du nazisme, du racisme et de l'antisémitisme. 


 Il ne peut donc pas interdire les sectes, mais en revanche, il peut condamner certaines de leurs pratiques appelées « dérives sectaires ». Celles-ci ont été recensées par la Commission et sont au nombre de neuf, dont voici deux d'entre elles : la plus facilement identifiable est une trop forte demande d'argent de la part des gourous sous forme de cours ou de formations, voire parfois une part en pourcentage des revenus mensuels d'un ménage, par exemple chez les Mormons, 10% des revenus sont reversés à l' « Eglise ». La Brigade de Protection des Mineurs peut aussi intervenir en cas de mauvais traitements des enfants comme l'embrigadement, refus de soins ou viols, les enfants étant considérés comme vulnérables ils ne disposent pas de la faculté de choisir. Malgré les textes juridiques, il reste difficile de juger la différence entre Eglise et secte (prestige du chef ou culte du gourou, décisions volontaires ou choix totalement induits...) et de ce fait il n'est pas simple de se situer entre la banalisation et la diabolisation.


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